La France a enfin adopté son budget pour 2025 après un long processus parlementaire. Le Sénat a voté en faveur du budget le jeudi 6 février, un jour après l’Assemblée nationale, confirmant ainsi son adoption définitive. Ce budget vise à limiter le déficit public à 5,4 % du PIB en 2025 et comprend plusieurs mesures fiscales importantes pour renforcer les finances publiques. Il doit encore être examiné par le Conseil constitutionnel avant d’entrer en vigueur.
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- Une surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises sera appliquée, générant 7,8 milliards d’euros en 2025.
- Une nouvelle taxe sur les rachats d’actions, visant des entreprises comme BNP Paribas et Airbus, rapportera environ 400 millions d’euros.
- La taxe Tobin sur les transactions financières passera de 0,3 % à 0,4 %, générant 600 millions d’euros de recettes supplémentaires.
- La suppression de la CVAE, un impôt sur la valeur ajoutée des entreprises, est reportée à 2030, avec une hausse temporaire rapportant 4,24 milliards d’euros.
- Une surtaxe exceptionnelle de 20 % sur les hauts revenus touchera environ 24 000 foyers fiscaux et rapportera 1,87 milliard d’euros en 2025.
- La taxe sur les billets d’avion augmentera, en particulier pour les vols long-courriers et l’aviation d’affaires, portant les recettes à près d’un milliard d’euros.
- Le seuil d’exonération de TVA pour les micro-entrepreneurs sera réduit de 37 500 € à 25 000 €, et une exception pour les hébergements sera supprimée.
- La surtaxe sur les grandes entreprises, introduite sous le gouvernement Barnier, a été maintenue malgré la chute de ce dernier.
- Le gouvernement a choisi d’augmenter les taux d’imposition existants plutôt que d’élargir la base des taxes sur les transactions financières.
- Une mesure fiscale temporaire sur les hauts revenus sera remplacée en 2026 par une réforme structurelle contre l’optimisation fiscale abusive.
