Le leader suprême iranien, Ali Khamenei, a attendu trois jours avant de commenter la chute de son allié proche syrien, Bashar al-Assad. Dans un discours prononcé le 11 décembre, il a tacitement reconnu un échec stratégique pour l’Iran et son axe de résistance, composé de pays et de groupes soutenus par l’Iran, principalement en Syrie, au Liban, en Irak, au Yémen et à Gaza. Ce discours, qui n’a pas été diffusé en direct, marque un tournant dans l’analyse des événements géopolitiques actuels.
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- Le 11 décembre, Ali Khamenei a prononcé un discours à Téhéran, sans qu’il soit diffusé en direct, abordant la chute de Bashar al-Assad en Syrie.
- Il a admis, de manière tacite, un échec stratégique pour l’Iran et son “axe de résistance” contre Israël et les États-Unis.
- Khamenei a déclaré que l’événement en Syrie était une “leçon” pour l’Iran.
- Il a souligné l’importance de ne pas baisser la garde face à un ennemi rapide et déterminé.
- Khamenei a accusé les États-Unis et Israël d’être les véritables conspirateurs derrière la situation en Syrie.
- Malgré l’échec de son allié syrien, il n’a jamais mentionné le nom de Bashar al-Assad dans son discours.
- Le chercheur Arman Mahmoudian a qualifié ces déclarations de “reconnaissance d’un revers stratégique majeur” pour l’Iran.
- Mahmoudian a précisé que le soutien militaire iranien à la Syrie a coûté entre 30 et 50 milliards de dollars (entre 28,5 et 47,5 milliards d’euros).
- L’Iran a également perdu environ 4 000 soldats dans le cadre de son soutien à Assad.
- Mahmoudian a estimé que les dirigeants iraniens doivent maintenant expliquer cet échec à leurs partisans et à la population.
