Les grandes marques occidentales, telles que Zara, H&M, Kiabi, Decathlon et Carrefour, sont à nouveau critiquées au Bangladesh, où elles sous-traitent la fabrication de leurs collections de vêtements à bas coût. Plus d’un an après la répression violente des grèves de novembre 2023 pour l’augmentation du salaire minimum des travailleurs du textile, environ 40 000 employés sont toujours menacés de poursuites pénales, selon la Clean Clothes Campaign (CCC), une fédération d’ONG militant pour les droits humains.
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- Marques concernées : Zara, H&M, Kiabi, Decathlon et Carrefour font partie des 45 marques citées pour des plaintes déposées contre leurs travailleurs après les protestations de 2023.
- Contexte des grèves : En novembre 2023, des travailleurs ont protesté pour exiger une augmentation du salaire minimum dans le secteur textile.
- Augmentation insuffisante : Le salaire minimum a été augmenté de 56 %, atteignant 12 500 takas (environ 100 €), loin des 23 000 takas (environ 180 €) demandés.
- Répression violente : Quatre travailleurs ont perdu la vie, dont trois tués par balle par la police, et plus de 100 personnes ont été arrêtées.
- Poursuites massives : Environ 40 000 travailleurs sont toujours menacés de poursuites pénales.
- Accusations contre les travailleurs : 36 plaintes ont été déposées par les usines, accusant les travailleurs de violences et de vandalisme.
- Charges arbitraires : CCC affirme que ces accusations sont souvent infondées et visent à intimider les travailleurs.
- Risques encourus : Les travailleurs poursuivis risquent de lourdes peines de prison, voire la perpétuité.
- Inaction des marques : CCC critique les marques pour leur absence d’intervention en faveur des droits fondamentaux des travailleurs au Bangladesh.
- Progrès limités : Depuis le lancement de la campagne de CCC en octobre 2023, seules six plaintes ont été retirées par les fournisseurs bangladais.
