Le gouvernement de Delhi a intensifié son action contre les industries polluantes à travers la capitale et a averti que toute unité enfreignant les normes environnementales serait immédiatement mise sous scellés. Sous la direction de la cheffe du gouvernement, Rekha Gupta, l’administration a accéléré une stratégie à plusieurs niveaux visant à lutter contre la pollution de l’air. L’application stricte des mesures de la phase IV du Graded Response Action Plan (GRAP-4) commence déjà à produire des résultats tangibles sur le terrain.
Le ministre de l’Environnement, Manjinder Singh Sirsa, a déclaré qu’à compter d’aujourd’hui, les opérations de contrôle contre les industries polluantes ont été encore renforcées dans toute la ville. Toute unité industrielle ne respectant pas les normes de pollution de l’air sera immédiatement scellée, sans aucune indulgence. Il a également précisé que les industries n’ayant pas déposé leur demande de certification obligatoire via le Mécanisme d’autorisation environnementale en ligne (Online Environmental Clearance Mechanism) avant la date limite du 31 décembre s’exposeront à des sanctions sévères.
Selon le ministre, les mesures rigoureuses du GRAP-4 mises en œuvre au cours des quatre derniers jours ont entraîné des améliorations visibles de la qualité de l’air dans plusieurs zones de la capitale. Les agences chargées de l’application des règles ont reçu pour consigne de maintenir une pression constante afin d’éviter toute dilution de ces progrès. « Il n’y aura aucune tolérance pour la complaisance dans la mission visant à assainir l’air de Delhi », a-t-il affirmé.
Évoquant le durcissement des contrôles dans le secteur des transports, le ministre de l’Environnement a indiqué que depuis l’entrée en vigueur de la règle « No PUC, No Fuel », plus de 200 000 véhicules ont subi des tests de Pollution Under Control (PUC). Parmi eux, environ 10 000 n’ont pas satisfait aux normes d’émissions prescrites. Ces chiffres démontrent la fermeté de l’application des règles et mettent également en évidence l’ampleur de la pollution liée au trafic dans la capitale.
Afin de renforcer le dispositif PUC, le gouvernement de Delhi modernise l’ensemble des centres PUC en les dotant d’équipements de dernière génération et de grande capacité, permettant de réduire les temps d’attente et d’assurer des tests d’émissions plus précis. Par ailleurs, un mécanisme d’inspection par des tiers est mis en place pour accroître la transparence et la crédibilité du processus de certification. Des équipes techniques du département des Transports assurent une surveillance continue sur le terrain afin de prévenir toute irrégularité et de garantir une application uniforme des normes.
La lutte contre les industries polluantes est menée en étroite coordination avec les organismes municipaux et réglementaires. La Municipal Corporation of Delhi et le Delhi Pollution Control Committee identifient conjointement les unités industrielles illégales et non autorisées opérant dans la ville. Les autorités ont indiqué que toutes ces unités sont passibles de fermeture, le gouvernement cherchant à assurer le respect total des réglementations environnementales afin de protéger la santé publique.
Le contrôle de la poussière constitue également un axe majeur de la stratégie gouvernementale de réduction de la pollution. Des opérations de nettoyage mécanique et d’aspersion d’eau sont menées 24 heures sur 24 sur les routes, en particulier dans les zones à fort trafic et à forte activité de construction, afin de limiter les émissions de poussière. Parallèlement, des opérations de bio-minage à grande échelle sont en cours sur les sites d’enfouissement, où près de 35 000 tonnes métriques de déchets anciens sont traitées et éliminées scientifiquement chaque jour. Ces mesures visent à aplanir les amas de déchets accumulés de longue date et à réduire la pollution liée à la poussière.
M. Sirsa a également évoqué les progrès réalisés dans le cadre du plan gouvernemental visant à revitaliser les plans d’eau de Delhi, dont beaucoup ont disparu ou ont été envahis au fil des années. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de restaurer au moins 50 % de ces plans d’eau disparus et de les ramener à leur état écologique d’origine. Selon le ministre, la restauration des plans d’eau naturels joue un rôle crucial dans la maîtrise de la pollution locale par la poussière et dans l’amélioration globale de la santé environnementale de la ville.
Concernant le respect des restrictions sur les lieux de travail dans le cadre du GRAP-4, M. Sirsa a averti que les bureaux privés ne respectant pas la directive imposant au moins 50 % de télétravail s’exposeraient à des sanctions. Il a souligné que, si la commodité des citoyens est importante, la santé publique demeure non négociable.
Réagissant aux informations faisant état de problèmes techniques liés aux caméras de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation (ANPR), le ministre de l’Environnement a indiqué que le département des Transports examinait la question. Il a ajouté que les défaillances des systèmes existants sont héritées du passé et que des plaintes ont émergé même dans des zones où de meilleures performances étaient attendues.
Enfin, le ministre a remercié les habitants de Delhi ainsi que les responsables gouvernementaux pour leur coopération et a appelé à une participation citoyenne continue. Il a affirmé que le gouvernement avance avec détermination pour rendre l’air de Delhi plus propre et plus sûr, soulignant que l’application soutenue des règles et la responsabilité collective sont essentielles pour garantir une capitale en meilleure santé
