New Delhi, 10 janvier 2026
Le Secrétariat de l’Assemblée législative de Delhi a adressé des avis officiels au Directeur général de la police (DGP) du Pendjab, au Commissaire de police de Jalandhar ainsi qu’au DGP spécial de la cellule cybernétique du Pendjab, leur demandant de fournir des explications écrites dans un délai de 48 heures concernant une FIR enregistrée à Jalandhar sur la base d’une vidéo prétendument manipulée des débats de l’Assemblée de Delhi.
Lors d’une conférence de presse tenue samedi dans la salle de conférence du परिसर de l’Assemblée de Delhi, le Président de l’Assemblée législative, Vijender Gupta, a déclaré que les responsables concernés avaient été priés de soumettre leurs réponses accompagnées de tous les documents pertinents dans le délai imparti. Il a souligné que l’affaire revêt une importance constitutionnelle majeure et concerne directement la dignité, l’autorité et les privilèges législatifs de la Chambre.
Le Président a indiqué que l’Assemblée s’est déjà saisie de la question et que la vidéo concernée a été transmise à la fois au Laboratoire de sciences médico-légales pour examen et au Comité des privilèges. Il a exprimé de vives préoccupations quant à l’intervention de la police du Pendjab dans une affaire qui, selon lui, relève clairement du domaine privilégié de l’Assemblée législative de Delhi.
Gupta a souligné que la FIR a été enregistrée sur la base d’images qui ne constituent pas un enregistrement personnel ou privé, mais l’enregistrement officiel des séances de l’Assemblée, lequel est la propriété exclusive de l’Assemblée législative de Delhi. Il a estimé que l’utilisation abusive de biens de la Chambre de cette manière, ainsi que l’enregistrement d’une FIR contre un ministre en exercice sur la base de ce matériel, est non seulement regrettable, mais extrêmement grave et condamnable.
Précisant la position de l’Assemblée, le Président a déclaré que les enregistrements des débats au sein de la Chambre appartiennent uniquement à l’Assemblée et non à un parti politique, à un individu ou à une entité extérieure. Il a mis en cause l’autorité et le fondement juridique sur lesquels la police du Pendjab a enregistré une FIR en utilisant des images officielles de l’Assemblée, affirmant qu’une telle action soulève de sérieuses préoccupations constitutionnelles et procédurales.
Exprimant une inquiétude particulière concernant le rôle du Commissaire de police de Jalandhar, Gupta a déclaré que ses actes semblent constituer, à première vue, un cas manifeste de violation des privilèges législatifs. Il a affirmé qu’un cas direct de violation de privilèges est établi et que la Chambre examinera la question avec sérieux conformément aux règles et procédures établies.
Le Président a ajouté qu’à la demande de l’opposition, et dans un souci de transparence et d’équité, la vidéo a été envoyée pour un examen médico-légal. Toutefois, il a souligné que qualifier l’enregistrement officiel de la Chambre de « manipulé » ou de « falsifié » constitue une attaque directe contre la dignité et la crédibilité de l’Assemblée en tant qu’institution constitutionnelle.
Gupta a décrit les accusations entourant la vidéo non seulement comme infondées, mais aussi comme révélatrices d’un complot bien planifié visant à porter atteinte au prestige de la Chambre et à diffamer les institutions constitutionnelles. Il a affirmé que toute personne reconnue directement ou indirectement impliquée dans un tel complot ferait face aux mesures les plus sévères de la part de l’Assemblée.
Réitérant la position de l’Assemblée, le Président a déclaré que la Chambre est pleinement capable de protéger ses droits et privilèges et ne compromettra, en aucune circonstance, sa dignité, ses biens ou sa nature constitutionnelle. Il a confirmé que l’Assemblée a formellement pris connaissance de l’affaire et que toutes les mesures nécessaires, conformément aux règles, seront prises.
Au cours de la conférence de presse, Gupta a également évoqué les développements au sein de la Chambre, indiquant que la cheffe de l’opposition ne s’est pas présentée devant l’Assemblée malgré des convocations répétées et n’a pas participé au débat sur la pollution. Il a ajouté que, durant la discussion en cours, les membres de l’opposition ont quitté la Chambre.
Selon le Président, il avait été demandé à la cheffe de l’opposition de présenter de brèves excuses afin de régler la question, mais celle-ci a refusé. Il a précisé que si des excuses avaient été présentées, l’affaire aurait été close à ce stade. Gupta a averti que l’utilisation abusive de la Chambre à des fins d’ambitions politiques ne serait pas tolérée et que l’Assemblée agirait avec fermeté pour protéger son intégrité institutionnelle.
