Pour la première fois depuis dix ans, des élections locales se tiennent au Jammu-et-Cachemire le 18 septembre 2024. Ces élections marquent un moment important dans une région qui, depuis la restructuration de 2019, est sous le contrôle direct de New Delhi. Le scrutin sera un test pour les mesures du Premier ministre Narendra Modi, qui a abrogé le statut spécial du Cachemire en 2019 et a transformé la région en deux territoires de l’Union.
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- Élections au Jammu-et-Cachemire : Le 18 septembre 2024, les élections pour élire les 90 membres de l’assemblée législative de Jammu-et-Cachemire débutent.
- Premier scrutin depuis 2014 : Ce sont les premières élections locales depuis la réorganisation de l’État et l’abrogation de l’article 370 en 2019.
- Abrogation de l’article 370 : En 2019, le Premier ministre Narendra Modi a abrogé l’article 370, qui accordait une large autonomie au Cachemire, et a placé la région sous l’administration directe de New Delhi.
- Contexte géopolitique : Le Jammu-et-Cachemire se situe entre l’Inde, le Pakistan et la Chine, et est l’une des régions les plus conflictuelles au monde.
- Militarisation de la région : Environ 500 000 soldats sont déployés au Cachemire, ce qui en fait la zone la plus militarisée au monde.
- Participation électorale attendue : Une forte participation est attendue, les électeurs ayant la possibilité de se prononcer contre la politique du gouvernement central.
- Acteurs politiques : Les principaux acteurs sont les partis régionaux, comme le PDP dirigé par Mehbooba Mufti et la National Conference (NC) dirigée par Omar Abdullah, ainsi que le BJP de Narendra Modi.
- Stratégie du BJP : Des accusations ont été portées selon lesquelles le BJP soutiendrait secrètement certains candidats indépendants pour affaiblir l’opposition.
- Réforme des circonscriptions : Une nouvelle répartition des circonscriptions a été effectuée pour donner plus de poids aux zones à majorité hindoue, ce qui a suscité des protestations parmi les partisans de l’indépendance.
- Attentes pour l’élection : Les analystes estiment que l’élection n’aura pas d’impact significatif sur le conflit au Cachemire, la législature ayant des pouvoirs limités et les affaires centrales restant sous le contrôle de New Delhi.
