Noida : Ce qui devrait être une connectivité fluide du « dernier kilomètre » à l’extérieur des stations de métro très fréquentées de Noida s’est transformé en chaos quotidien. Aux heures de pointe des bureaux, les routes adjacentes à plusieurs sorties du métro deviennent des goulots d’étranglement totalement saturés, principalement en raison du fonctionnement incontrôlé et irresponsable des e-rickshaws. Cette situation n’est pas seulement une gêne ; elle constitue un danger pour la sécurité et exige une intervention administrative urgente.
Chaos du matin et du soir
Entre 8 h 30 et 10 h 30, puis de 17 h 30 à 20 h 30, les usagers qui sortent des stations de métro se heurtent à une nuée désordonnée d’e-rickshaws stationnés anarchiquement aux sorties, occupant des chaussées entières. Les conducteurs se bousculent agressivement pour attirer les passagers, s’arrêtent brusquement au milieu de la route, circulent à contresens et bloquent les passages piétons. Les véhicules privés, les bus, les cyclistes et les piétons sont contraints à des manœuvres dangereuses, ce qui accroît le risque d’accidents.
Des règles sur le papier, l’anarchie sur le terrain
Les règles de circulation et les points de prise en charge désignés existent, mais leur application est manifestement absente. Les e-rickshaws bafouent systématiquement les règles élémentaires : pas de respect des voies, pas de files d’attente, pas de permis affichés et aucun égard pour les sens uniques. La présence de la police de la circulation est sporadique et réactive ; elle disparaît dès que la congestion se résorbe, jusqu’à ce que le cycle se répète à la prochaine heure de pointe.
La parole aux usagers
Les travailleurs se plaignent de perdre chaque jour 20 à 30 minutes pour parcourir seulement quelques centaines de mètres à la sortie des stations. « Le métro fait gagner du temps, mais la sortie le reprend aussitôt », confie un professionnel de l’informatique qui emprunte cet itinéraire quotidiennement. Les femmes évoquent un sentiment d’insécurité face aux bousculades, aux cris et à la conduite imprudente. Des parents accompagnant leurs enfants décrivent des quasi-accidents lorsque les e-rickshaws dévient de manière imprévisible.
Accès aux urgences compromis
Plus inquiétant encore, l’accès des services d’urgence est entravé. Les ambulances et les camions de pompiers auraient de grandes difficultés à traverser ces axes saturés aux heures de pointe. Lorsque les routes se transforment en parkings chaotiques, une urgence médicale peut rapidement tourner au drame.
Coûts économiques et environnementaux
Les moteurs laissés au ralenti aggravent la pollution de l’air et entraînent un gaspillage de carburant. Les commerces des environs en pâtissent, les clients évitant la zone aux heures de forte affluence. La promesse même d’un transport public efficace est sapée lorsque la connectivité du dernier kilomètre s’effondre dans le désordre.
Ce qu’il faut faire — maintenant
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Application stricte : Présence continue de la police de la circulation aux heures de pointe, avec amendes, mises en fourrière et contrôles des permis.
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Zones dédiées : Aires de prise en charge et de dépose des e-rickshaws clairement signalées et physiquement délimitées, éloignées des sorties des stations.
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Régulation par créneaux horaires : Fenêtres d’entrée et de sortie échelonnées pour les e-rickshaws aux heures de pointe.
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Permis et identités numériques : Identifiants visibles et vérifiables, ainsi que des permis de ligne pour endiguer les opérateurs illégaux.
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Aménagements d’infrastructure : Bornes, barrières et cheminements piétons pour empêcher l’occupation de la chaussée.
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Responsabilité : Audits réguliers et tableaux de bord publics sur les actions de contrôle.
Un appel à l’administration
La croissance de Noida et ses usagers méritent mieux que l’anarchie quotidienne aux portes du transport public. L’administration doit agir avec fermeté — de manière constante, et non épisodique — pour rétablir l’ordre, la sécurité et la dignité dans les espaces publics. Sans action déterminée, le chaos aux abords des stations de métro continuera d’éroder la confiance dans la gouvernance urbaine et de mettre des vies en danger.
