Giorgia Meloni, à la tête du gouvernement italien depuis octobre 2022, entend redresser les finances publiques en mettant fin aux dépenses jugées excessives et aux largesses fiscales des gouvernements précédents. Elle vise à réduire le déficit public et à maîtriser la dette, tout en tentant de concilier les diverses attentes de sa coalition de droite et d’extrême droite. Ce projet de rigueur budgétaire sera au cœur des prochaines discussions du Conseil des ministres, en vue de présenter un plan de réduction des déficits à la Commission européenne.
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- Meloni a annoncé la fin des dépenses excessives et des bonus fiscaux dès son arrivée au pouvoir.
- Le gouvernement précédent, dirigé par Giuseppe Conte, a laissé un lourd héritage budgétaire, notamment à cause du “Superbonus” de 2020.
- Le Conseil des ministres examine actuellement les prévisions économiques qui serviront de base au plan budgétaire sur sept ans.
- L’Italie, visée par une procédure européenne pour déficit excessif, doit ramener son déficit sous le seuil de 3 % du PIB d’ici 2026.
- Le gouvernement envisage des mesures telles que la réduction des abattements fiscaux, des règles plus strictes pour les retraites anticipées et des coupes budgétaires dans les ministères.
- Des recettes fiscales en hausse de 6,2 % ont déjà généré 19,2 milliards d’euros pour l’État.
- Rome prévoit également de lever 20 milliards d’euros d’ici 2026 grâce à des privatisations, notamment dans les secteurs bancaire et énergétique.
- La dette publique italienne, qui s’élève à 137,3 % du PIB, est un autre défi majeur pour le gouvernement.
- Meloni mise sur une certaine indulgence de Bruxelles malgré les tensions politiques.
- Les priorités budgétaires incluent la baisse des impôts, le soutien aux familles, et des mesures pour les entreprises, avec un accent particulier sur la natalité et l’emploi.
