Nouvelle hausse des prix du GNC dans le Gujarat : les chauffeurs de rickshaws en difficulté
La dernière augmentation du prix du GNC par Adani dans le Gujarat a suscité une vive inquiétude et une colère généralisée, en particulier chez les chauffeurs de rickshaws qui dépendent fortement du gaz naturel comprimé pour leur subsistance quotidienne. Les prix dépassant désormais les 83 roupies par kg après une nouvelle augmentation de 1,50 roupie, cette mesure a intensifié les craintes d’une hausse des coûts de transport et a accentué la pression financière sur des milliers de chauffeurs à Ahmedabad et dans d’autres régions de l’État.
La révision des prix, mise en œuvre le 3 avril, marque un nouveau relèvement des tarifs du GNC par le groupe Adani, poursuivant une tendance qui a perturbé les consommateurs au cours de la dernière année. Malgré une réduction initiale plus tôt en 2026, l’effet cumulé de multiples hausses a fait grimper les prix de manière significative, laissant les navetteurs quotidiens et les opérateurs de transport aux prises avec les conséquences.
Pour beaucoup, il ne s’agit pas seulement des coûts de carburant, mais de survie. Les chauffeurs de rickshaws, déjà confrontés à une baisse de la demande de passagers et à l’augmentation du coût de la vie, se retrouvent au point de rupture alors que les coûts d’exploitation continuent d’augmenter.
Pressions mondiales et coûts croissants alimentent la flambée des prix du carburant
La récente hausse des prix du GNC par Adani dans le Gujarat ne peut être vue isolément, car elle reflète les perturbations énergétiques mondiales plus larges et la dynamique des prix intérieurs. L’augmentation intervient dans un contexte de crise énergétique persistante influencée par les tensions géopolitiques, en particulier les perturbations des routes d’approvisionnement telles que le détroit d’Ormuz, un canal essentiel pour le transport mondial de pétrole et de gaz.
Alors que les chaînes d’approvisionnement sont sous pression et que les prix internationaux du gaz fluctuent, les compagnies d’énergie ont ajusté les tarifs intérieurs pour compenser la hausse des coûts. En Inde, où le GNC est largement utilisé comme alternative de carburant relativement abordable et plus propre, de telles augmentations ont un impact en cascade sur les systèmes de transport urbain.
Au cours de la dernière année, les prix du GNC ont connu plusieurs révisions. Rien qu’en 2025, les prix ont été augmentés quatre fois, pour un total de 3,40 roupies. En 2026, il y a eu un bref répit avec une baisse des prix, mais elle a été rapidement suivie par des augmentations successives. La dernière hausse a maintenant porté le prix à environ 83,77 roupies par kg, marquant l’un des niveaux les plus élevés enregistrés dans la région.
Cette trajectoire ascendante constante a érodé l’avantage de coût que le GNC détenait autrefois sur l’essence et le diesel.
Les conducteurs de rickshaws protestent face à une crise de subsistance aggravée
En conséquence, de nombreux chauffeurs commencent à se demander si continuer avec le GNC reste économiquement viable.
Le changement de comportement des consommateurs devient également évident, certains utilisateurs explorant des alternatives comme le gaz naturel acheminé (GNA) ou reconsidérant même l’essence malgré son coût traditionnellement plus élevé. Cependant, de telles transitions ne sont ni immédiates ni réalisables pour la plupart des chauffeurs de rickshaws, qui ont lourdement investi dans des véhicules fonctionnant au GNC.
La réaction la plus forte à la hausse des prix du GNC par Adani au Gujarat est venue des chauffeurs de rickshaws, qui sont descendus dans la rue pour protester et manifester publiquement afin d’exprimer leur frustration. À Ahmedabad, les associations de chauffeurs se sont ouvertement opposées à l’augmentation des prix, la qualifiant de “brisant le dos” et demandant une intervention immédiate des autorités.
Selon les dirigeants des associations locales, même une augmentation marginale de 1 ₹ par kg a un impact significatif sur leurs revenus quotidiens. En moyenne, un rickshaw consomme quatre à cinq kilogrammes de GNC par jour, ce qui signifie que la dernière hausse à elle seule ajoute un fardeau notable à leurs coûts d’exploitation. Au fil du temps, ces augmentations progressives s’accumulent pour former une contrainte financière substantielle.
Les chauffeurs soutiennent que leurs revenus n’ont pas suivi l’augmentation des dépenses. La demande des passagers reste incohérente et les tentatives d’augmentation des tarifs se heurtent souvent à une résistance. De nombreux navetteurs ne sont pas disposés à payer des tarifs plus élevés, ce qui entraîne des conflits et une diminution des affaires pour les chauffeurs.
La situation a créé un paradoxe où les chauffeurs sont obligés de choisir entre absorber le coût accru ou risquer de perdre des passagers en augmentant les tarifs. Aucune des deux options n’offre une solution durable, laissant beaucoup dans un état d’incertitude.
Certains chauffeurs ont exprimé une frustration extrême, suggérant que si la tendance se poursuit, ils pourraient être contraints d’abandonner complètement leurs véhicules. L’idée de rendre les rickshaws aux autorités et de chercher un emploi alternatif, bien que drastique, reflète la profondeur de la crise.
Il y a également des préoccupations concernant les pratiques dans les stations-service, les chauffeurs alléguant des problèmes tels que la non-restitution de la monnaie, ce qui ajoute à leurs griefs. Bien que de telles affirmations nécessitent une vérification, elles contribuent au sentiment général d’insatisfaction et de méfiance.
Les manifestations ont également mis en évidence le rôle essentiel que jouent les chauffeurs de rickshaws dans le maintien de l’écosystème du GNC.
Une augmentation significative des prix du GNC par Adani en Gujarat met en lumière un dilemme économique majeur : comment concilier la hausse des coûts de l’énergie avec la protection des travailleurs vulnérables.
Comme l’a souligné un conducteur, une part importante de la consommation de GNC provient du secteur automobile, et tout retrait à grande échelle pourrait également affecter les fournisseurs de carburant.
Au cœur du problème se trouve un défi économique plus large : comment équilibrer la hausse des coûts de l’énergie avec la nécessité de protéger les couches vulnérables de la main-d’œuvre. L’augmentation des prix du GNC par Adani au Gujarat a mis ce dilemme en pleine lumière, soulevant des questions sur la surveillance réglementaire, les mécanismes de tarification et la viabilité à long terme des politiques actuelles en matière de carburant.
